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Titre du blog : Au fond de mon âme
Auteur : alinesecret
Date de création : 11-07-2012
 
posté le 11-03-2016 à 18:16:06

L'incompréhension compréhensible

Pourquoi ?


Il y a peu, je vous exposais tout l'amour que j'avais pour une personne en particulier. Quel bien il m'apportait, qu'elle joie il me donnait et je vous disais être comblée par la façon dont il semblait m'aimer. Cet article n'était en rien un mensonge. J'en ai pensé, ressenti chaque mot. J'ai profondément aimé cet homme. Cela peut sembler étrange puisque que dans le fond, je ne le connaissais pas depuis si longtemps, pourtant c'est la vérité. J'ai appris à le connaître, il m'a dévoilé ses faiblesses et je l'aimais encore plus. Il m'a montré ses forces, et je l'aimais encore plus. On a vécu des moments tellement intenses, que c'était comme si je le connaissais depuis toujours.

Bien sûr, il y avait l'histoire de la distance, qu'est-ce qu'on ferait quand je rentrerai en France ? tout ça tout ça. Mais je ne m'en inquiétais pas trop, parce que mon cœur me disait que ça irait, qu'on trouverait des solutions.

Apparemment, ça n'a pas été le cas pour lui. Envisager une relation à distance couplée avec certains petits points sur lesquels on était divergents (bien que pour moi, ils n'étaient pas insurmontables) ont installés un doute en lui. Il n'était plus sûr de suivre le chemin de Dieu.


Depuis qu'il m'a exposé cela la semaine dernière, mes émotions sont passées par toutes les couleurs. J'ai d'abords voulu rédiger un article pour tout vous dire, mais j'étais bien trop sous l'emprise de la colère. Puis vint la tristesse, la peur, l'incompréhension... la colère à nouveau. Un peu de ressenti pour Dieu au passage.


Je vous raconte un peu plus en détails les événements.


Lundi il y a deux semaines, j'étais à Montréal. On s'était posé dans un Starbucks, c'était un moment parfait. Face à la rue enneigée un peu salie par les voitures, on avait décidé de prendre du temps pour travailler. On a pas pu, parce qu'on était bien trop emportés dans notre conversation. Je lui ai demandé quelle était pour lui sa solution parfaite pour nous deux. il m'a répondu qu'il voulait me mettre dans sa valise et m'emporter avec lui à Toronto. Ensuite on a blagué de tout et de rien. Il m'a dit que quoiqu'il arrive, je serais toujours sa meilleure amie. Aveuglée, je n'ai pas vu les signes avant-coureurs.


Je rentrais le soir même pour partir en vacances. Ce n'est qu'en arrivant dans notre gîte que j'ai eu son message. Il me disait qu'il faudrait qu'on discute le week-end suivant, quand on se verrait. J'ai un peu insisté pour savoir de quoi on devrait discuter, et il m'a vaguement laisser sous entendre que c'était la fin de nous. Je me suis effondrée. J'étais sous la douche et j'attrapais mon portable à chaque vibration pour voir s'il ajoutait quelque chose. Puis, je suis allée me glissée sous une couette pour laisser libre mouvement à mes larmes. (oui, des larmes, ça bougent.) J'ai dit que je ne voulais pas manger, que je ne pouvais plus manger, plus jamais. Mais finalement, je me suis accrochée à l'espoir que ce n'était pas tout à fait ce dont il voulait me parler. Qu'on verrait bien quand je pourrais l'appeler. C'est sur cette note d'espoir que j'ai pu survivre aux trois jours de grand froid qui m'attendaient.


On est arrivées le jeudi soir. J'ai attendu toute la nuit qu'il me réponde pour qu'on puisse s'appeler et éclaircir la situation. Il s'était endormi. On n'a donc pu s'appeler que le vendredi matin. Et là, vraiment, ça a été le bouleversement total. Je m'attendais à avoir un échange, qu'on parle de doutes peut-être, mais il avait déjà pris sa décision. Il n'était pas sûr qu'on suive le chemin de Dieu, et il ne voulait pas de relation longue distance.

Voici ce que j'ai écrit l'après-midi même, les larmes le long des joues.

« Tu me dit que pour toi, trois ans, c'est trop long. Qu'on prend tout les deux des directions opposées, et que tu te dois de prendre une décision raisonnable. Par amour. Je ne comprends pas. Comment peut-on blesser quelqu'un à le faire saigner de l'intérieur, à lui enlever toute envie de vivre, par amour ? Tu me dis que tu suis ton instinct, que c'est comme si Dieu t'avais parlé. Tu me dis que la dernière relation longue distance que tu as eu n'a pas marché, tu as fini par la tromper. J'essaie de te dire que c'est différent entre nous. Qu'on est deux personne différentes. Tu me dis que tu n'as pas espoir en nous. Je te dis que je suis prête à reprendre mes études à Montréal, tu me dis que tu m'en voudrais de faire ça. Je pleure. »


Je suis rentrée dans une colère phénoménale. J'étais en possession de sa carte de crédit, j'étais prête à le ruiner. L'incompréhension totale m'avait envahit. J'avais décidé de reprendre les rennes, de lui faire du mal. Je me suis faite aussi jolie que possible, me maquillant même alors que je ne l'avais plus fait depuis des mois. Heureusement, j'ai eu le réflexe d'appeler ma mère. Elle m'a de suite calmée. Elle m'a permis de voir les choses autrement : « lui aussi doit souffrir, il t'aime. Laisse lui le temps de se trouver, ne fait rien que tu pourrais regretter ensuite. »


On s'est vu. Ça m'a fait mal. Je n'ai pu détourner mon regard de lui de toute la soirée. Il était le plus beau, il n'était plus à moi. Enfin, on a pu prendre du temps tout les deux pour parler. Ça a commencé par des pleurs, ça a fini par des rires. On a passé le week-end ainsi. Quelle difficulté de me tenir loin de lui ! Je pense que même si on avait encore été ensemble, on n'aurait pas passé autant de temps l'un avec l'autre. J'avais prévu être la plus distante possible, je me suis rendue compte que j'avais trop besoin de lui. J'ai voulu lui dire à un moment donné que c'était difficile pour moi d'être uniquement amis, que je préférai couper les ponts, il m'a dit qu'il avait trop besoin de moi, parce que j'étais la seule en qui il pouvait se confier.

Puis, on a décidé de prendre du temps le samedi soir.

On a parlé longtemps, longtemps. Il m'a dit qu'il était perdu dans sa relation avec Dieu, qu'il voulait se trouver, qu'il voulait pas me faire souffrir. J'ai trouvé ça honorable. Je me suis dit que s'il me quittait pour investir sa relation avec Dieu, alors j'allais le laisser partir. Et j'allais prier pour lui. Il m'a dit qu'on était des amis amoureux. Il m'a dit Qu'il fallait qu'on règle nos petits problèmes et qu'il reviendrait me chercher, peu importe ou je serai. Je l'ai cru. Je me suis dit que je pouvais l'attendre.


Je suis rentrée sereine de ce week-end. Si c'était mettre Dieu au centre, alors je disais oui, et je n'en attendais pas moins de mon futur petit ami. Je me suis même faite la réflexion que j'agirai exactement de la même façon qu'avant, que je n'apposerai juste plus les mots parce que concrètement, c'est ce que je pensais qu'il avait besoin : pouvoir se dire qu'il était seul avec lui-même et Dieu.


Tout serait merveilleux si ça c'était arrêté là. Moi sereine, ayant espoir en la renaissance de notre relation. D'ailleurs, la semaine a bien commencé ! On s'est appelé le lundi soir. Comme si rien n'avait changé.

Mais tout s'est embrouillé par la suite lorsque ma frustration a pris le dessus. Il est très occupé en ce moment et j'avais l'impression qu'il s'éloignait de moi. Alors quand on s'est appelé jeudi soir, j'étais pas trop de bonne humeur.

Là, je lui ai demandé s'il avait avancer dans son cheminement avec Dieu et dans ses réflexions sur nous. Il m'a vaguement répondu qu'il avait pris le temps de prier un peu, mais que pour nous rien n'avait changé, parce qu'il attendait un signe clair et que tant qu'il n'aurait pas de signe, il n'y aurait pas de nous.

J'ai été blessée, éberluée. Il n'a pas fait sa part du marché ! Il est resté passif à attendre un signe divin ! Je crois que l'espace d'un instant, j'en ai voulu à Dieu. Puis après, je lui en ai voulu à lui. Ce n'est pas ma conception des choses que d'attendre un signe avant d'agir. Pour moi, c'est la meilleur façon de se déresponsabiliser, surtout quand on n'est pas vraiment en recherche d'une réponse.

Alors j'ai explosé, je lui ai dit combien je trouvais son comportement égoïste, combien s'était injuste de sa part d'avoir pris la décision tout seul.

Je crois que je l'ai blessé un peu plus encore. J'ai continué à parler, à dire des bêtises parce qu'il ne répondait pas et que ça me rendait folle. Je lui ai dit que je trouvais cela injuste qu'il ne me dise pas s'il y avait de l'espoir pour un nous. Parce que j'étais prête à attendre le temps qu'il se retrouve, le temps qu'il règle ses problèmes personnels, le temps qu'il se fonde en Dieu. Mais que s'il était sûr qu'il n'y aurait pas de nous possible, je n'étais pas capable de rester son amie, parce que j'en voudrais toujours plus.


Seulement voilà, entre être son amie malgré la souffrance que ça m'importe de ne plus l'avoir que pour moi et ne plus avoir de contact avec lui, je choisi la première solution. Je ne peux pas couper les liens, je lui suis attachée comme je n'aurai jamais cru possible de m'attacher à quelqu'un.


Il a fini par me dire que finalement, on resterait des amis et non des amis amoureux parce que cela impliquerait fidélité, et qu'il ne veut pas que je me sente obligée de lui rester fidèle.

Le problème dans tout ça, c'est que je ne veux que lui. Mon cœur, mon âme ne veut que lui. Je sais pertinemment que si je me mets en relation avec un autre garçon, se sera pour combler le vide émotionnel qu'il a laissé derrière lui. Et j'ai peur, j'ai très peur de ne pouvoir résister si jamais un garçon s'approche de moi.


Alors voilà, je ne peux faire qu'une chose : tout remettre entre les mains de Dieu. Lui remettre cette souffrance qui transperce ma poitrine, lui remettre ma crainte de finir à jamais seule ou avec quelqu'un qui servira à combler ce vide. J'aurai envie de prier pour que Dieu lui envoie un signe distinctif , et en même temps, ce n'est pas à moi d'influencer les plans de Dieu.

Je veux juste prier pour qu'il puisse trouver la paix, pour qu'il puisse se trouver et pour que cette séparation lui apporte ce qu'il en attend.


Je ne pourrais jamais renier à quel point c'est une personne formidable qui a été magané par la vie, et j'espère de tout mon cœur qu'il va pouvoir s'épanouir.


--Aline